Voyage à Guedelon

Ce 8 juin 2017, les anciens du village sont en voyage. Direction le site médiéval de Guédelon dans l’Yonne dans un car «Amand tourisme» conduit par deux chauffeurs bien sympathiques, au diapason de la bonne humeur générale . Départ matinal et ambiance joyeuse donc comme à l’accoutumée.

Après une pause et un café pris sur une aire de l’A6, l’A77 nous conduit jusque dans les terres de Pusaye. Les petites routes nous livrent leurs jolis paysages si appréciés de Colette dont nous traversons le village natal, Saint-Sauveur en Pusaye. Et nous arrivons à Guédelon.

Yoann, notre guide, nous raconte la genèse de ce projet fou : en partant d’une terre vierge, construire un château fort du XIII ème siècle avec les outils, les matériaux, les moyens de transport du moyen âge ! Commencé il y a vingt ans, le château, utilisant les canons architecturaux instaurés par Philippe Auguste, a déjà belle allure avec sa grande salle signeuriale achevée et ses tours d’angle très avancées, reliées pour deux d’entre elles d’une courtine crénelée.

Yoann nous emmène dans plusieurs des ateliers qui travaillent à la construction.  Conteur né, il détaille le travail des carriers, des tailleurs de pierre, des gâcheurs et leur four à chaux, des charpentiers.

Hélas il y a bien d’autres ateliers que nous n’avons pu voir faute de temps. 

Il faudrait y consacrer la journée entière pour découvrir le travail des vannières, des tuiliers, des carreleurs, du meunier et son moulin hydraulique, des cordiers, des forgerons, des jardiniers et des éleveurs, etc. 

Yoann pimente son récit d’anecdotes, de données historiques, de commentaires étymologiques sur des mots d’aujourd’hui (comme la «banlieue» provenant du droit de banc du seigneur sur une lieue à la ronde autour du château), de traits d’humour. On l’écouterait longtemps…

Mais attention ! La discipline médiévale est sévère !

Après le copieux étal du rôtisseur au menu du repas pris à la taverne de Guédelon, le car nous emmène à Thauvenay visiter «Les Celliers de Pauline», la cave d’Eric Louis située à deux pas de Sancerre.

L’accueil est sympathique et le jeune caviste nous conduit dans les différentes parties du chai pour nous raconter l’odyssée du raisin, depuis son arrivée dans le pressoir jusqu’à la mise en bouteille du vin. 

Lui non plus ne manque pas d’humour (rappelez-vous la cuvée du patron) pour nous détailler les différentes étapes de la vinification, de l’arrivée du jus de raisin dans la cuve à sa transformation en vin, en passant par la macération, le levurage, la fermentation, la stabilisation. La cave produit essentiellement du vin blanc, la fameux Sancerre, mais aussi un peu de vin rouge et de vin rosé et il explique comment on obtient ce dernier à partir du raisin noir.

Forts de ces connaissances, nous testons alors les résultats obtenus par les vignerons par une dégustation de… sept vins différents. Les plus appréciés semblent être le Sancerre blanc, le Pouilly fumé et la cuvée Pauline. Nous avons aussi goûté les petits fromages de Chavignol fabriqués tout près d’ici accompagnés de vins rouges.

Nous sommes alors repartis pour la Picardie avec un certain nombre de bouteilles dans la soute du car. Arrivée tardive à Orrouy, la tête remplie des échos de cette belle journée qu’a accompagné un ciel radieux.